Chronique : « Miroirs de sang » (Dean Koontz)

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Dean Koontz fait partie de ces écrivains abonnés à la liste des best-sellers du New York Times au côté d’autres auteurs populaires tels que Stephen King (avec qui il partage le même goût pour le thriller fantastique et la terreur)

Curieux de découvrir son univers auquel je ne connaissais rien, j’ai opté au hasard pour Miroirs de sang, un roman écrit dans les années soixante dix et disponible en format poche, en guise de première incursion.

A l’issue de la lecture, mon sentiment est mitigé.

Miroirs de sang n’est pas un mauvais roman. Il a même son lot de qualités : les personnages sont plutôt attachants. On suit une médium, Mary, qui gagne sa vie en aidant la police à traquer des tueurs grâce à ses visions. Elle est épaulée par son amant, Max, et son frère, Alan. Les deux hommes ne se supportent pas, mais sont tous les deux très liés à la jeune femme, chacun à leur manière.

De manière classique, la médium se trouve rapidement confrontée à une affaire qui la dépasse. Pour la première fois, elle ne parvient pas à distinguer le visage d’un tueur sadique qui semble sentir sa présence et la narguer à travers ses visions.

Au cours du roman, l’auteur fait de nombreuses références à une agression subie par Mary dans son enfance, et dont elle cherche à occulter le souvenir. Comme l’aura deviné très rapidement le lecteur, tout est lié bien entendu…

Car le défaut de ce roman n’est autre que sa prévisibilité. L’intrigue est cousue de fils blancs, et si des fausses pistes et autres distractions existent, elles ne sont que trop voyantes et se retournent contre l’auteur qui pensait avancer masqué, à l’image de son tueur dont l’identité dévoilée dans les dernières pages ne constituera pas une grande surprise.

La lecture de ce court roman n’est pas désagréable pour autant, car il comporte son lot de scènes choc et de moments de terreur pure. Et si l’on parvient rapidement à trouver le coupable, il est plus difficile de deviner la raison de ses actes.

L’auteur, fort de sa grande expérience, sait distiller l’attente, l’angoisse et finalement l’effroi. Il est toutefois regrettable qu’il ne fasse pas toujours preuve de la même adresse dans l’écriture de ses dialogues. Certains d’entre eux sonnent faux, et rompent l’adhésion avec la réalité de son histoire.

Au final, on reste un peu sur notre faim, mais les auteurs les plus prolifiques n’écrivent pas que des bons livres. Un lecteur désireux de lire pour la première fois un roman de Stephen King pourrait, par exemple, facilement connaître la même déconvenue…

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