Chronique : « La voix des ténèbres » (Dean R. Koontz)

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Pour ma deuxième incursion dans l’univers de Dean R. Koontz, après « Miroirs de sang », je me suis plongé dans un roman dont le titre annonce d’emblée la couleur : « La voix des ténèbres ».

L’histoire est simple, linéaire, et volontairement prévisible : un adolescent replié sur lui même se lie d’amitié avec un camarade de classe charismatique et admiré de tous, aussi bien pour son intelligence que pour ses prouesses sportives.

Le premier s’appelle Colin. Il vit avec sa mère, totalement accaparée par son travail, et voit occasionnellement son père (avec qui il n’a rien en commun). Il se réfugie dans les romans d’épouvante qu’il lit dans le cocon protecteur que constitue sa chambre. Le second s’appelle Roy. Il vit avec ses deux parents, mais n’obtient d’eux ni attention ni affection. Tout semble devoir les rapprocher.

Les deux garçons vont rapidement devenir frères de sang, chacun attendant de l’autre quelque chose de précis. Un ami pour l’un. Un complice pour l’autre. Car tout serait parfait pour Colin si Roy ne cachait pas de lourds secrets, à commencer par ses pulsions meurtrières…

Dans « La voix des ténèbres », les adultes responsables n’existent pas. Les parents sont soit trop occupés pour s’occuper de leur progéniture soit absorbés par leurs propres problèmes. Ils sont au mieux démissionnaires. Au pire, toxiques pour leurs enfants. Ils n’apporteront aucune solution et ne feront que compliquer les choses.

Ainsi, ce livre se destine sans doute davantage à des adolescents qui aiment se faire peur, à l’image de Colin, âgé de quatorze ans, et grand fan d’histoires de tueurs maléfiques et de monstres en tout genre, tant que ceux ci restent prisonniers du monde de la fiction.

Si l’auteur ne lésine pas sur les passages morbides, qu’y a t-il de plus angoissant pour un jeune lecteur que d’entrer dans une histoire dans laquelle un personnage de son âge ne peut trouver aucune aide au près des adultes censés être responsables?

Plus terrifiant encore : les adultes ne peuvent rien pour Colin, mais il découvrira bientôt que Roy pourrait presque être comparable à un Mr Hyde. Une version de lui qui aurait trop écouté la voix des ténèbres, car aucun adulte n’aurait su la faire taire pour lui.

Ce roman d’épouvante a quelque chose d’un roman d’initiation, car pour survivre Colin va devoir grandir vite. Sortir de sa coquille et prendre les choses en main puisque personne d’autre n’est à la hauteur.

Sans être un grand roman, « La voix des ténèbres » est un récit efficace et bien construit qui empêchera plus d’un jeune lecteur de fermer l’oeil la nuit…

Chronique : « Grimpez vers le Top 100 » (Jacques Vandroux)

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Le sous-titre de cet e-book, « Pour bien débuter dans l’auto-édition numérique », aurait tout aussi bien pu être « l’auto-édition pour les nuls ».

Rien de condescendant derrière cette remarque! Juste un clin d’oeil à une collection bien connue et qui partage un même souci de faire montre de pédagogie et de bonne humeur avec ce petit ouvrage.

De quoi s’agit-il? Tout est dit dans le titre, bien sûr, mais que trouve t-on précisément à la lecture de ce texte?

Sans être mensonger, le titre doit être compris comme un objectif à se fixer et pour lequel l’ouvrage va donner de nombreuses aides plus que comme une promesse. Tous les auteurs auto-édités qui auront lu cet e-book ne se retrouveront bien sûr pas automatiquement dans le Top 100, et cela pour diverses raisons : la qualité de leur e-book mis en vente, le public ciblé, leur implication personnelle, la concurrence, etc

Mais pour un prix raisonnable (3, 99 euros actuellement), on trouvera moult conseils et recommandations qui faciliteront grandement le travail des auteurs qui ne se lancent que maintenant dans l’auto-édition, concernant des sujets aussi variés que la présentation de l’ouvrage, la couverture, comment fixer le prix, comment « se vendre » sans se ruiner avec des outils de promotion, les obligations légales, les problèmes techniques, etc

Les auteurs qui se seraient déjà lancés dans l’auto-édition avant de découvrir cet e-book (comme ce fut mon cas) ne regretteront pas pour autant cette acquisition : certaines informations paraitront peut-être évidentes, mais ils trouveront certainement leur compte tout de même dans cette lecture riche d’enseignements.

Autre élément à souligner : il ne s’agit pas d’un guide classique (si cela existe), mais bien le récit du parcours d’un auteur qui partage son expérience. Jacques Vandroux ne connaissait rien à l’auto-édition au départ, et il est maintenant un auteur reconnu dans ce (petit) milieu. Ses livres se vendent bien et reçoivent dans l’ensemble des critiques positives. Il s’est même vu offrir récemment la possibilité par Amazon (la plateforme d’auto-édition qu’il utilise) de voir l’un de ses romans traduit en langue anglaise et faire ainsi connaître de nouveaux horizons à son travail.

L’auteur (ou plutôt les auteurs, car la femme de Jacques Vandroux lui a été d’une grande assistance « en coulisses ») a beaucoup tâtonné afin d’obtenir les renseignements qui l’intéressait pour auto-éditer son travail et se faire connaître. Il nous livre ici le fruit de ses recherches, s’appuyant sur des exemples concrets, et fournit une liste de liens internet et de ressources (non-exhaustives) pour transmettre ce qu’il a appris.

Jacques Vandroux tient également (comme la plupart des auteurs) un blog à l’adresse suivante :

http://jacquesvandroux.blogspot.fr/

Je n’ai pas encore pris le temps de lire ses ouvrages de fiction, mais ils figurent sur ma liste de livres à lire puisque ma curiosité a inévitablement été piquée par leur succès. Le nombre important de commentaires sur Amazon est en effet un indice non négligeable de la réussite de l’auteur et un bon argument de vente. Je ne peux pour l’instant que supposer que ses textes sont de qualité, car si les techniques de vente sont une chose, un livre n’est pas un « produit » comme un autre et un bouche à oreille positif restera toujours la principale force d’un auteur une fois que la machine est lancée…