Chronique « Les orakles » (Morgane Pinon)

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Il est des lectures qui accompagnent parfaitement l’été, d’autant plus lorsqu’elles sont rafraichissantes et que la canicule sévit! L’orakle de lumière », premier tome d’une sage écrite par Morgane Pinon, est incontestablement de celles-ci.

Pourtant, tout n’était pas gagné d’avance pour l’auteur de ces lignes, aussi peu versé dans les récits traitant de magie que dans la littérature « jeune adulte » dans laquelle on pourrait être tenté de classer le livre (de par l’âge de l’héroïne et les thèmes traités)

Autant s’attaquer tout de suite à une critique qui pourrait éventuellement être faite à cet ouvrage : oui, on pense rapidement à Harry Potter à la lecture des premiers chapitres (la découverte de la magie par un adolescent, les simples humains ignorant tout de cet autre monde magique qui se superpose au leur, un combat qui se profile, etc) Est-ce pour autant regrettable?

Tout d’abord, J.K. Rowling, elle-même, n’a pas inventé sa saga de toutes pièces. On lui prête de nombreuses influences dont un ouvrage qui n’a pour autre nom que… L’école des sorciers. Difficile en effet de renouveler complètement un genre aussi balisé que la fantasy urbaine. Et pourtant, avec sa plume légère et une empathie pour ses personnages qui transpire de chaque page, l’auteur nous plonge rapidement dans un univers plus personnel qu’il ne pouvait y paraître au début, avant de nous surprendre et finalement de nous accrocher jusqu’au bout.

Pour rendre hommage à ce premier tome, il convient d’insister sur le grand soin apporté par l’auteur à la construction du monde dans lequel évoluent les personnages. Celui-ci a des règles bien précises, une hiérarchie dans l’ordre des individus dotés de pouvoirs magiques et même une langue inventée de toutes pièces.

L’intrigue n’est pas en reste : des éléments plaisants, mais qui pourraient paraître anodins, s’avèrent déterminants en cours de route et les surprises, bien pensées, se multiplient. Il s’agit, comme il est de coutume dans ce type d’histoire, d’un récit initiatique, une métaphore à peine voilée de la transformation de l’adolescent et de son émancipation. De par la sincérité évidente de l’auteur, on serait même tenté de déceler un aspect auto-biographique dissimulé derrière l’aspect fantastique.

Autre qualité, et pas la moindre, qu’il ne faut pas oublier de mentionner : cet ouvrage a beau être le premier tome d’une série, son histoire a bel et bien une conclusion (temporaire) tout à fait suffisante, qui n’oublie pas d’ouvrir des portes sans pour autant frustrer le lecteur dans l’attente de la suite.

En définitive, Les orakles est une saga à suivre… tout comme son auteur.

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